Band 
Tome second. Deuxième partie.
Seite
569
JPEG-Download
 

CHAPITRE XXLX.

56g

après avoir parcouru tous les rangs, se plaça aumilieu de la cour, et donna l’ordre d’y réunir lesplus anciens officiers, sous-officiers et soldats de'chaque compagnie, en forma un cercle autourde lui, commanda leur attention par un ban ,puis leur parla en ces termes :

« Soldats! l’ennemi nous a dérobé trois marches» et s’est rendu maître de Paris ; il faut l’en chas-» ser. D’indignes.Franoais , des Emigrés auxquels» nous avions pardonné, ont arboré la cocarde» blanche et se sont joints à nos ennemis. Les lâ-» ches! ils recevront le prix de ce nouvel attentat.» Jurons de vaincre ou de mourir, et de faire» respecter cette cocarde tricolore qui, depuisvingt ans, nous trouve dans le chemin de la3> gloire et de l’honneur. »

Le cercle,et la troupe prononcèrent à l’envice serment. ,

Après cette courte harangue , l’infanterie dé-fila au pas accéléré et fit place à la cavalerie quisalua l’Empereur par les acclamations d’usageaux jours de péril et de cérémonie.

Ce qui a été dit de cette revue dans les jour-naux et les pamphlets du temps , est de la plusinsigne fausseté. Jamais Napoléon n’a promis lepillage de la Capitale à la Garde : cette proposi-tion l’eût révoltée. Jamais l’armée n’a eu le moin-dre désir .de vengeance, le plus léger sentiment,d’animosité contre les Parisiens ;. L’opinion géné-