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Tome second. Deuxième partie.
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5yO CAMPAGNE DE l8l4,

râlement reçue était au contraire que, si la Capi-tale n’avait pas. été vendue à l’ennemi, la plupartde ses habitans auraient pris les armes et com-battu avec zèle à nos côtés pour l’en éloigner.

La Garde se Vers six heures, toute la Garde se mit en mou-soune. sur * vement sur Essonne . Obligée de filer par la routequi traverse la forêt de Fontainebleau , sa marchese prolongea fort -avant dans la nuit qu’éclairaitun beau clair de lune; elle avait, je ne sais quoide majestueux et de solennel : un profond si-lence régnait dans les colonnes ; l’on n’enten-dait qu’un cliquetis uniforme de sabres et debaïonnettes ; d’austères réflexions préoccupaientces soldats échappés à tant de batailles et dontles regards sévères et sombres se fixaient parintervalles sur plusieurs batteries d’obusiers quimarchaient au milieu d’eux , suivies de l’élite del’artillerie. L’esprit frappé du serment qu’ilsavaient prêté le matin, et du souvenir de vingtans de victoires, ils s’apprêtaient dans un re-cueillement héroïque, à terminer leur carrièredevant les murs ou sous les décombres de la Ca-pitale. Erreur sublime! que la patrie a désap-prouvée , mais qui mérita des éloges de Fen-nemi même.

Le quartier impérial devait être transféré àPonthierry , mais il fut porté à Moulignon oùl’on marqua le logement de l’Empereur.

L’infanterie prit position à Boi^sise-le-Roi, aux