CHAPITRE XXIX. 571
Bordes, Moulignon et Auverneaux ; la cavaleriedu général Défiance à la Ferté-Aleps.
La droite de l’armée française s’appuyait ainsià Melun , sa gauche à la Ferté-Aleps en remon-tant l’Essonne ; Gorbeil et Essonne étaient occu-pés par le duc de Raguse ; la partie de Melun située sur la rive gauche de la Seine , par desdépôts de cavalerie sous le général Chanez. Lestroupes aux ordres du duc de Tarente vinrentprendre position , l'infanterie’ en 2 e ligne à Yil-liers, Ghailly en-Bière et Fontainebleau ; la ca-valerie sur la rivière d Erolle depuis St.-Germainjusqu’à Boissise. La totalité des forces réuniessur celle ligne n’excédait pas 36 mille hommes.
De leur côté les Alliés, malgré la révolutionqui s’était opérée dans Paris , avaient jugé néces-saire de se porter en avant.
L’armée de Silésie dont le maréchal Barclayde Tolly venait de prendre le commandement,s’était placée, dès le 2 avril, sur la route d’Or-léans à Palaiseau , Chilly et Longjumeau et pous-sa ses avant-postes à Montlhéry et Arpajon ; lescorps de Giulay et du prince royal de Wurtem-berg s’établirent entre Yilleneuve-le-Roi et Atys ,à droite de la roule de Fontainebleau , le comteRayefsky à gauche , ayant en réserve les Bavaroisà Paroy et Rougis , le général Kaisarow entreDonnemarie et Montereau .