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naît en silence et avec ordre, comme s’il s’étaitagi de surprendre l’ennemi.
Les troupes crurent en effet, assez longtemps,qu'on les conduisait à une attaque sérieuse etprochaine, sur le liane droit des Alliés ; mais lamarche parallèle des llauqueurs bavarois qui,en exécution de la convention militaire, s’interpo-saient proeessionnellement entrele corps d’arméeet la ligne ennemie , fit naître et accrut progres-sivement les-doutes des officiers et des soldats.A Fresnes , quelques officiers et une centained’éclaireurs polonais s’écrièrent qu’on les trom-pait ; qu’ils ne voulaient point se séparer de leursfrères d’armes, et s’enfuirent à toute bride versFontainebleau . Les murmures éclataient danstous les rangs et les efforts des généraux pourrétablir la confiance furent inutiles. La disci-pline et la subordination retinrent officiers etsoldats ; mais ce ne fut pas sans peine ni sanspéril qu’on parvint à conduire et à contenir lacolonne jusqu’à Versailles .
Cependant l’Empereur ne voyant pas arriverle général Souham , lui dépêcha vers 3 heuresdu matin un second officier qui revint en toutebâte annoncer que le 6 e corps d’armée avait dis-paru. Napoléon dans son inquiétude mande lecomte Belliard et lui recommande de faire cou-vrir sur-le-champ la route de Fontainebleau avecquelques escadrons de cavalerie. L’aide-major