CHAPITRE XXX.
583
général ne comprenant pas le motif de cet ordre,attendait qu’il le lui expliquât, lorsque sa dou-leur éclata par ces exclamations : « Qui aurait pu«croire un pareil trait de Marmont !... un homme«avec lequel j’ai partagé mon pain.... que j’ai tiré« de l’obscurité.... dont j’ai fait la fortune et la«réputation!...» Puis il ajouta après un instant desilence : « Yoilà le sort des Souverains, M. le gé-»néral Belliard, c’est de faire des ingrats.... Ah!«sûrement le corps de Marmont ne sait pas où«il le inène. J1 m’a donné avant-hier encore des«parques trop vives d’attachement, pour que je» puisse croire qu’il m’ait sciemment abandonné.
» C’est un mai irréparable ; montez à cheval de«suite néanmoins pour voir les choses par vous-«même et revenez au plutôt me rendre compte«des mesures que vous aurez prises. »
Le comte Belliard partit à l’instant, mais lors-qu’il arriva à Essonne, le duc de Trévise avaitdéjà garni la ligne.
Aussitôt après leur arrivée à Paris , le prince Heureux dé-de la Moskowa, les ducs de Tarente et de Vicence gociation en-
. , ni* il . tamée par les
communiquèrent 1 objet de leur mission au Cou _ Maréchaux,vernement provisoire , qui ne leur cacha pasêtre peu disposé à la favoriser. Le même soirils obtinrent une audience de l’empereur Alexan-dre. Le caractère des commissaires de Napoléonleur valut de lu part du Monarque une récep-