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Tome second. Deuxième partie.
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tion obligeante dont ils profitèrent pour exposerles dispositions de l’Empereur et les voeux del’armée. Ces ouvertures étaient d’un grand poids;quoique déchu de sa puissance , Napoléon necessait point d’être redoutable et son arméecommandait le respect. Refuser l’abdication con-ditionnelle qu'il offrait, c’était attacher les soldatsà son infortuneet recommencerunelutte presqueterminée. Ebranlé par ces considérations , leCzar résolut de prendre conseil de ses Alliés etdu Gouvernement provisoire, et sans donner auxplénipotentiaires des promesses positives, il lesajourna au lendemain, en les assurant qu’il ap-préciait toute la valeur de leurs propositions ,et qu’il était personnellement disposé à accueillirles vœux de l’armée. Ces expressions parurentaux Maréchaux d’un si heureux augure, qu’ilsdépêchèrent un courrier à Fontainebleau pourannoncer à l’Empereur la favorable ouverturede la négociation, et leur espoir de la terminerle lendemain à sa satisfaction.

Cette nouvelle qui remplit de joie le quartierimpérial , n’arracha point Napoléon à sa rêverie;il fut soucieux toute la journée. Un secret pres-sentiment semblait l’avertir que la négociationéchouerait.

Ce qui transpira de cette première conférenceremit en question à Paris , comme dans les