586 CAMPAGNE DE 1 8 1 4 »
quels elle sut enchaîner la sienne; «mais n’était-3> il pas évident que ces deux causes , bien que3) liées entre elles par l’infortune , différaient es-3) sentiellement dans leur principe? Si l’intérêt de33 faneienne noblesse et du clergé visait à recou-3) vrer leurs biens , leurs rangs , leurs honneurs ,33 leur puissance à l’exclusion ou aux dépens du33 peuple, celui des Bourbons ne leur commandait-3 > il pas de régner sur la France entière, sur33 toutes les classes de la société? Soufïriraient-» ils qu’on opprimât ou qu’on avilît la classe33 plébéienne , où une foule d’hommes avait ac-33 quis dans les armes, le commerce et l’indus-33 trie, dans les arts et les sciences une grande33 illustration et un rang élevé sur l’échelle so-33 .ciale de l’Europe ? Qu’avait-on à craindre des33 Bourbons , de cette famille qui affranchit les» communes et protégea leurs chartes contre les33 privilèges ? Hésiteraient - ils à garantir dans33 une charte générale et commune à toute la33 France , les intérêts anciens et nouveaux» sans exclusion ? Balanceraient-ils à y consa-3 > crer l’oubli des torts et des erreurs du peuple3 > dans la révolution, eux dont les ancêtres avaient>3 si sagement, si généreusement pardonné les33 torts de la noblesse dans les troubles de la3 > Ligue et de la Fronde ? La nécessité de cette» grande transaction n’étaitrelle pas reconnue