CHAPITRE XXX. Sgi
la vengeance de Napoléon , un refuge contre lesmaux qui menaçaient sa patrie.
La conclusion de ce discours toucha l’empe-reur Alexandre. Ce Monarque généreux entrevittoutes les conséquences d’un pas rétrograde dansune révolution déjà si avancée. Au nom des Sou-verains qui s’en étaient remis à sa décision, ildéclara qu’ils ne laisseraient point à la merci deNapoléon ou de sa famille , de braves guerrierset tant de magistrats et de citoyens recomman-mandables, victimes de leur confiance dans ladéclaration des Monarques alliés.
En effet, le lendemain matin les commissaires L'abdicationde Napoléon s’étant rendus auprès de lui pour de Napoléon conclure 1 arrangement qu ils s étaient llattesd’obtenir , le trouvèrent dans des dispositionsbien différentes de la veille. Surpris de ce chan-gement, le prince de la Moskowa reproduisaitavec véhémence les argumens qui avaient faillitriompher à la première audience, lorsqu’unaide-de-camp vint annoncer au Monarque, enlui remettant une dépêche , que le corps duduc de Raguse était passé. Le duc de Vicence ,qui comprend le russe , s’écria d’une voix basseet concentrée : mauvaise nouvelle ! Effectivementl’empereur de Russie après avoir pris lecture delàlettre , dit aux commissaires : « Messieurs , vous» faites valoir beaucoup la volonté de l'armée ,
» mais la connaissez-vous bien? Savez-vous ce qui se