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Tome second. Deuxième partie.
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5gO CAMPAGNE DE l8l4»

litique,il avait,comme ses frères d’armes, com-battu vingt ans , non contre les Bourbons , maiscontre l’Etranger. La France était délivrée,agrandie, quand Napoléon parut et reculantses limites au - delà de ses frontières natu-relles , assura moins qu’il ne compromit sonindépendance. Durant son règne , il n’attaquapoint sa puissance, et se borna à se soustrairepar la retraite à ce qu’elle avait pour lui d’in-juste et d’oppressif. Au point où Napoléon s’é-tait placé lui-même , il regardait comme liéessans retour la cause des Bourbons et celle de laFrance . Toutefois sans intérêt comme sans pas-sions , il ne prit part à la Restauration que sur lafoi des Souverains , contre la volonté desquels lesuccès lui semblait impossible;l’empereur Alexan-dre daigna lui confirmer par de nouvelles assu-rances la déclaration du 3i mars, et c’est pleinde confiance qu’il engagea, dans cette entre-prise, sa famille et lui-même, à l’exemple deses amis et d’un grand nombre de ses conci-toyens. Si l’intérêt de leurs peuples détermineles Souverains à revenir de la Restauration à laRégence , de si grands intérêts ne peuvent sansdoute être balancés par ceux des particuliers;mais il lui reste encore à demander au Czar unegrâce qu’il espère obtenir de sa justice ; c’est unpasseport pour lui et sa famille, afin d’aller cher-cher en quelque coin de l’Europe un asile contre