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Tome second. Deuxième partie.
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594 CAMPAGNE DE l8l4 ,

hommes d’infanterie légère, venait d’être em-porté de vive force et livré au pillage, aprèsun combat opiniâtre ; le comte de Valmy l’eûttrouvé occupé par un parti considérable; d’unautre côté, les troupes légères du général Kai-sarow,au nombre de 12 à i,5oo chevaux,avaientpassé le Loing, pillé Soupe et se dirigeaientsur Puiseaux, lorsque la brigade de dragonsRigaud accourue de Nemours les contint. Enfin,le général Tettenborn avait aussi forcé le généralAlix, après un combat non moins honorablepour les armes françaises que celui du mois defévrier, de quitter Sens et de se retirer à Ville-neuve. L’armée de Napoléon eût* donc été har-celée dans sa marche sur la Loire , par tous cesdétachemens qui eussent attiré sur elle les corpsce projet les plus voisins de l’armée des Alliés; mais lessuspendu. nouvelles de Paris suspendirent de bonne heure,dans la journée du 6, l’exécution de ce mouve-ment.

situation in- Dans la matinée du même jour, l’abdica-mée. de lar tion conditionnelle devint le sujet des entretiensde l’armée , qui 11e savait pas qu’en cet instantmême Napoléon n’eût plus à opter qu’entre laguerre ou l’abdication absolue. Mais la Régence elle-même changeait la position des soldats : ilsperdaient leur chef et ne savaient pas ce qu’ilsavaient à redouter pour la patrie. Un grandnombre instruit par les papiers publics ou par des