CHAPITllE XXX. 5g5
lettres particulières de l’état des affaires dans lacapitale, regardait la guerre civile comme inévita-ble, et songeaitaux moyens de s’y soustraire eux etleurs familles. L’armée était dans un abattementdifficile à exprimer, et une foule d’officiers cou-vraient la grande route venant de Paris pour seréunir à leurs camarades, ou de l’armée à Paris pour y traiter de leurs intérêts. Les géné-raux même* paraissaient ébranlés : ceux qui secroyaient obligés à demeurer lidèlesàl’Empereur,ne se croyaient pas astreints à servir sous laRégence. Un officier général qui, peu d’heuresauparavant, avait publié un ordre du jour pleind’énergie, sur la défection du duc de Raguse ,voulait partir et ne resta jusqu’au lendemain àson poste, qu’en cédant aux instances de ses ca-marades.
Le prince de la Moskowa et le duc de Vicence s’arrêtèrent à Chevilly pour conclure avec leprince de Schwarzenberg un armistice néces-saire pendant le reste des négociations, et leduc de Tarente se chargea d’annoncer à Napo-léon l’issue de leur mission auprès des Souve-rains alliés. 11 arriva vers 11 heures du soir eteut une très-longue conférence avec lui. En sor-tant de son cabinet, et pour satisfaire la juste im-patience des autres Maréchaux , il leur fit le récitexact et succinct, en présence de la foule d’offi-ciers généraux qui remplissait le salon des aides-
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