600 CAMPAGNE DE l8l4»
Maréchaux, et ce fut bientôt la nouvelle duquartier-général et de l’armée. Dès ce moment,chacun se crut maître d’abandonner un chef qu’en-traînaient les événemens , et de l’imiter en faisantson traité particulier. Les Généraux, que leursamis pressaient depuis plusieurs jours de venir àParis , s’y rendirent, ou ne restèrent près de luique par respect humain, ou pour lui donnerune dernière marque d’attachement.
Cependant Napoléon ne prévoyant pas l’effetde sa déclaration, et comptant encore en la ré-voquant sur son ancien ascendant; peut-êtreaussi ne cherchant qu’à s’étourdir ou à se con-vaincre de l’esprit de l’armée par une dernièretentative, manda le duc de Bassano, et s’occupaavec lui d’un projet de jonction avec l’arméed’Italie , immédiatement après le départ desMaréchaux et du duc de Vicence pour Paris .
Revue du 7 e En même temps , il ordonna avec son ton ha-
orps. 1 , il? , / -
bituel d autorité, la revue des 2 e et 7 e corps. Lemaréchal duc de Reggio reçut cet ordre avecquelque surprise , après l’annonce officielle d’uneabdication absolue. Il craignit que dans l’étatactuel des choses , cette revue ne produisît unescène affligeante et fâcheuse, et néanmoins ilobéit en prenant toutes les précautions que saprudence lui suggéra, pour éviter un éclat in-utile. Les deux corps arrivèrent à midi dans la