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Tome second. Deuxième partie.
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CHAPITRE XXX.

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cour du Cheval-Blanc; ils n’y occupaient massésqu’un très-petit espace : c’étaient les restes deces armées à la tête desquelles Napoléon avaitsoumis et dominé l’Europe . 11 parut. Ces trou-pes , composées en partie des vieilles bandesd’Espagne , semblèrent ne se ressouvenir dansson malheur que de sa gloire passée, et le re-çurent avec les cris accoutumés. Ce signe nonéquivoque de leur dévouement, leur air martialet déterminé, déridèrent un instant son front;il les compta, et redevint soucieux.

Immédiatement après la parade , il fit appelerle ducdeReggio dans son cabinet, et lui deman-da s’il pouvait être certain du dévouement de soncorps d’armée? — Non , Sire , répondit le Maré-chal , votre Majesté a abdiqué. — Oui , mais sousconditions. — IL est vrai, Sire; mais le soldat neconnaît pas ces restrictions politiques. Napoléonréfléchit un instant et dit : Eh bien donc^ atten-dons des nouvelles de Paris .

Toutefois , soit qu’il n’eût pas perdu tout es^poir, soit qu’il voulût simplement contre-balan-cer, dans l’esprit des soldats, l’adresse du Gou-vernement provisoire aux armées , qui s’étaitrépandue avec les journaux et les pamphlets dela Capitale, il fit publier son ordre du jour du4 avril, lequel n’avait pas encore été distribué.Cette pièce renfermait moins une justification