La Garde pari-sienne prendla cocardeblanche.
CAMPAGNE DE lSl/f,
dition devenait d’ailleurs étrangère à la France .Rien ne paraissait plus s’opposer à ce que la Gardenationale prît la cocarde blanche. Toutefois, soncommandant en chef, maître encore de différerun ou deux jours, voulut s’assurer d’abord de ladisposition des esprits.
Les adjudans-commandans et chefs de légions,se réunirent dans la matinée du q avril, et vin-rent faire part de leurs intentions au chef d’état-major, qui jusque-là s’était abstenu de prendreaucune part à la révolution; car celle qu’il avaiteue au détail des afïàires militaires jusqu’au 3omars, toute faible et secondaire qu’elle eût été,lui avait fait éviter jusqu’à l’apparence d’unabus de confiance ou d’une infraction à ses enga-gemens. L abdication le dégageait. Loin de con-server aucune prévention personnelle contre lesBourbons, il avait fait sous l’Empereur, un libreéloge de leurs aïeux ( 1 ). lise rendit sans hésiter àl’invitation des colonels, les félicita d’être arrivés,en conservant l’union, à l’instant où leur vœupolitique pouvait être unanime, comme leursefforts pour le maintien de la tranquillité ,et alla prendre de suite les ordres et les ins-