6l8 CAMPAGNE DE l8l4,
cupaieût Menin et entra dans Courtray . De là pourmieux tromper l’ennemi, en lui persuadant qu’ilse proposait de marcher sur l’Escaut ^ le comteMaison le fit poursuivre 12 à i 5 kilomètres sur laroute d’Oudenarde , et après avoir laissé prendrequelques heures de repos à ses troupes , détachaune partie de sa cavalerie , la brigade du généralPenne et l’artillerie légère, à Pelleghem.
«Je Le lendemain avant le jour, il se mit en marche
les
sur Gand . Cette place était occupée par un pulkde cosaques que commandait le colonel Bihalow,et par le noyau d’un régiment d’insurgés belges,aux ordres du colonel de Polis. Les avant-postesennemis qui tenaientDeynse, se replièrent aprèsavoir été fort maltraités, et vers trois heures del’après-midi, l’armée arriva devant les murs deGand , dont les portes étaient fermées et défen-dues par de l’artillerie et quelques troupes à pied.Les assaillir ,les chasser et s’emparer de leur ca-non , fut pour l’infanterie du général Penne l’af-faire d’un moment. Un escadron de cosaquesvoulut reprendre les pièces ; mais il fut sabré,mis en déroute par les lanciers français , et pous-sé en désordre sur la route de Melle. L’ennemiperdit dans cet engagement une centaine decosaques faits prisonniers , ainsi que le colo-nel de Polis et une douzaine d’officiers for-mant le cadre de son corps. Dès que les Fran-çais furent maîtres de Gand , sur l’avis que des