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Tome second. Deuxième partie.
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638 CAMPAGNE DE l8l4,

de Flsère, et les traversèrent sur des radeaux.Le comte Dessaix, après une courte résistance,t se retira dans la Maurienne avec deux bataillons,après avoir envoyé le reste des troupes sous legénéral Serrant, prendre poste à Pontcharra enface du fort Barraux.

La position du général Marchand devint d’au-tant plus difficile que le gros de l’armée autri-chienne arrêté par la rupture des ponts de l’Isère ,s’étendit par sa gauche vers.Grenoble , sans quele duc de Castiglione fit remonter celle rivière àplus de deux bataillons pour soutenir son lieute-nant. Celui-ci convaincu cependant de la forcede sa position , se prépara donc à recevoir l’en-nemi; mais la veille de l’attaque, lixée au 12 avril,le général Marchand reçut par un parlementairedu prince Emile de Hesse-Darmsladt,la demanded’une entrevue qui lui lut accordée, et dans la-quelle il apprit la révolution qui avait suivi laprise de Paris . Dès-lors ou convint que chaque

Armistice * _ . . 1 J

et adhésion de parti garderait ses positions respectives.

Cependant le duc de Castiglione ayant reçude sou côté du Gouvernement provisoire la no-tification de la déchéance de Napoléon, se hâtade conclure un armistice avec le prince de Kesse-Ilomhourg. Instruit quelques jours après del'abdication volontaire de l’Empereur, il la re-garda comme un acte de lâcheté, et son indigna-tion s'allumant au souvenir des calamités qu ilavait attirées sur la France , il fit éclater ses sen-