CHAPITRE XXXI. 637
à Voiron,avec deux bataillons du 18 e léger ; puisayant remarqué qu’à 3 kilomètres de Grenoble ,la grande route est resserrée par l’Isère et un ro-cher inabordable , il lit fortifier ce défilé , etordonna la construction d’une batterie de vingt
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pièces sur la rive gauche de la rivière , en sortequ’il devint entièrement maître de la route.
Le colonel Cubières, contre lequel les Autri- combat dechiens venaient d’envoyer de la Tour-du-Pin Vüirou *une colonne de 2,5oo hommes , sortit à leurrencontre , et engagea à un myriamètre au-dessusde Voiron , un combat assez vif, qui n’eut au-cun résultat ; cependant le comte Marchandtrouvant sa position hasardée, lui ordonna de sereplier sur Voreppe , à l’embranchement desdeux routes qui vont de Grenoble à Lyon .
Pendant ce temps-là le Maréchal faisait sauterle pont de Romans et brûlait celui de la route deMarseille à Lyon .
Le poste de Voreppe fut attaqué le 3 avril par (!e
la division Wimpffen, et après un combat dequelques heures, le colonel Cubières se reliraprudemment sur le poste retranché dont nousvenons de parler plus haut.
D’un autre côté , le comte de Bubna avaitréuni toutes ses forces pour chasser le généralDessaix du poste de la Chavanne. Mais la des-truction du pont rendant l’attaque de front pres-qu’impossible , les Autrichiens remontèrent larivière jusqu’à Gonllans, au confluent de l’Arc et