642 CAMPAGNE DE 1 8 14 ï
retrancha le faubourg Saint-Etienne ; enfin , Tonne négligea rien de ce que l’art pouvait ajouterà la force naturelle de cette position.
Ainsi posté , le duc de Dalmatie croyait avoirle temps de réparer la chaussure , l’habillementet l’équipement délabrés des troupes , de faireentrer en ligne 6 à 8 mille conscrits dont l’or-ganisation n’était pas encore achevée , peut-êtremême d’opérer sa jonction avec le ducd’Albu-fera qu’il avait engagé à repasser les Pyrénées ,dès les premiers “jours de son arrivée à Toulouse .
’ En effet, lord Wellington embarrassé par unéquipage considérable de pontons et l’innom-brable quantité de bêtes de somme employéesau transport de ses subsistances, n’avançaitqu’avec lenteur. L’enlèvement de quelques voi-tures par les corps francs organisés sur ses der-rières , lui faisant craindre pour ses communi-cations , il n’arriva à la vue de Toulouse que le27 mars , trois jours après l’armée française.
Persuadé qu’une attaque de front sur Saint-Cy-prien ne pouvait être tentée sans grands risques,puisque les Français restaient toujours maîtresTentatives de faire sauter le pont en se retirant, son inten-lingtoa pour tion fut d’abord de passer la Garonne en avantronua. k ° a de Toulouse au confluent de l’Auriége, et il or-donna de jeter un pont entre Pinsaguel et Por-tet, à un myriamètre de la ville, dans l’espoirqu’en se plaçant ainsi sur la ligne de communi-