CHAPITRE XXXI. 643
cation du Maréchal avec l’armée d’Aragon, ill’empêcherait de se réunir à elle , et le déci-derait peut-être à abandonner Toulouse . Mais,malgré l’énorme quantité de pontons que l’ar-mée confédérée traînait à sa suite, il ne s’entrouva pas assez pour embrasser la largeur dela rivière en cet endroit, et il fallut remonter à2 kilomètres plus haut, vis-à-vis de Roques, pourrencontrer un point plus favorable* Le pont établile 3i mars, le général Hill se dirigea sur Cinte-Gabelle, s’empara de cette ville et du pont del’Auriége. 11 crut un instant ayoir obtenu par-là ungrand avantage; cependant le manque absolu decommunications praticables aux armées, de cetteville à Toulouse , l’obligea à revenir sur ses pas*Ces tatonnemens, d’autant moins excusables quelord Wellington ne manquait ni de cavaleriepour reconnaître les points les plus favorablesde passage au-dessous de Toulouse , ni de troupespour elfectuer cette opération de vive force ,laissèrent d’ailleurs aux Français le temps demettre la dernière'main à leurs Tetranchemens.
Le duc de Dalmatie ne conçut aucune inquié-tude de ces mouvemens , et se contenta de lesfaire observer par quelques partis , en mêmetemps qu'il prescrivit au général Lafitte , com-mandant dans l’Arriège une petite brigade degardes nationaux et autres troupes, de pousserde fortes reconnaissances vers St.-Gaudens et
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