CHAPITRE XXXI. 65?
deur, et n’osèrent refouler l’armée française surle canal, qu’elle repassa seulement dans la nuit.
Dans cette position, maîtresse du faubourg deSt.-Etienne , elle avait non-seulement une retraiteassurée, mais encore se trouvait en mesure d’ac-cepter un nouveau combat.
Lord Wellington n’étant redevable de lavictoire qu’à la témérité de son lieutenant,douta long-temps de sa bonne fortune; et loinde songer à enlever Toulouse le lendemain ,ne s’occupa que des moyens de se maintenirsur la chaîne de collinès qui le domine, au casque son adversaire voulût l’y attaquer. De soncôté, le duc de Dalmatie tout en faisant mine dés’occuper de préparatifs de défense, comme s’ileût résolu de s’ensevelir sous les décombres deToulouse , marqua pourla nuit suivante la retraitesur Castelnaudary . Les magasins furent évacués,et les troupes, après avoir reçu pour quatre joursde vivres, prirent en bon ordre, dans la nuit du 11au 12 , la route de Montpellier , précédées par lesbagages et l’artillerie. 11 ne resta dans Toulouse que i, 5 oo blessés ou malades qu’on n'aurait putransporter sans danger , et quelques pièces degros calibre, qu’à défaut de moyens de transport,on enfouit pour les retrouver dans des tempsplus heureux.
Avant de quitter cette ville, le duc de Dalma-tie témoigna aux habitans sa satisfaction de la
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