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conduite qu’ils avaient tenue dans ces momenScritiques. Le plus grand nombre le vit partir àregret, car il laissait leur ville à la merci d’unennemi dont ils ignoraient encore les projets.
La bataille de Toulouse fut pour l’armée fran-çaise ce qu’une dernière et vive étincelle est àun feu près de s’éteindre : jamais la valeur destroupes ne se montra avec plus d’éclat. Une vic-toire complète devait être le fruit de ses efforts;et si elle lui échappa, ce fut comme pour don-ner une nouvelle preuve, que sur le champ debataille, la moindre hésitation peut entraîner laruine des plus heureuses conceptions.
Les pertes, quoiqu’en disent certains rapports,s’élevèrent du côté des Français à 3,231 hommes,dont 321 tués, 2,369blessés et 541 prisonniers;et du côté des Alliés , à 4,4^8 hommes hors decombat, dont 2,124 Anglais , 1,727 Espagnols, et607 Portugais.
Cette bataille, les manoeuvres qui l’ont pré-cédée et suiviefournissent matière à plu-sieurs observations. Les militaires des deuxpartis ont cherché à se rendre compte des rai-sons qui empêchèrent le duc de Dalmatie deprofiter de la crue de la Garonne pour livrerbataille au maréchal Béresford du 6 au 9 mars,lorsqu’isolé sur la rive droite du fleuve, il nepouvait être soutenu par lord Wellington; ilsn’ont pas cru la conduite du Maréchal français/ ■