G6o . CAMPAGNE DE l8l4,
général Soult et de la 2 e brigade de la divisionVillatte qu’il avait sous la main, pour arrêter lesprogrès des généraux Cole et PictOn.
Enfin, quelques officiers qui ont étudié la po-sition de Toulouse , sont d’avis que le duc depalmatiè l’abandonna trop tôt: ils assurent qu’illui eût été facile de prendre le lendemain sa re-yanche , en laissant deux ou trois divisions surles bords du canal, et débouchant avec les au-tres et sa cavalerie par le faubourg St.-Cypriensur le corps du lieutenant-général Hill, qu’on eûtécrasé avant que lord Wellington eût eu le tempsde lui porter secours.
La solution de ces diverses questions exigeraitdes renseignemens qui nous ont manqué, et quenous obtiendrons peut-être avec le temps ; maisnous croyons devoir dès ce moment les sou-mettre à la méditation de nos lecteurs.
. Le 12 avril au matin , lord Wellington fit sonentrée à Toulouse , où les royalistes, après luiavoir rendu, à son grand étonnement, les hon-neurs du triomphe , opérèrent, sous ses auspiceset malgré lui (i) , une révolution en faveur de la
( i ) Lord Wellington ayant vu que le Comité royaliste deBordeaux n’avait tenu aucun compte des observations verbalesqu’il avait faites à ses députés , et désirant éviter tout malen-tendu , remit au Conseil municipal de Toulouse un avis parécrit, pour lui faire connaître le danger qu’il courait à tolérer les