CHAPITRE XXXI. 6^9
justifiée d’une manière satisfaisante par le projetqu’on lui a supposé de 11e rien donner au hasard,et d’attirer par une feinte timidité son adversairedans un terrain défavorable, où tout avait étépréparé pour sa défaite.
On s’est aussi demandé pourquoi décidé à ac-cepter une bataille défensive sur la rive droitede la Garonne., il ne fit pas mieux garder le pontde Croix-Daurade, qui ouvrait aux Alliés un dé-bouché si favorable pour venir attaquer de frontles retrancbemens de la Pujade et du Galvinet.
Ces observations portent encore sur d’autrespoints : on s’étonne que le duc deDalmatie, résoluà prendre son champ de bataille sur la chaîne decollines qui s’étend de la Pujade à Montaudran ,et voyant se décider le mouvement des Alliésà sa droite , u’ait pas commencé la journée enbattant le corps de sir Hill devant St.-Cyprien,et porté ensuite la masse de ses forces contre lemaréchal Béresford sur les hauteurs de Montàu-dran ; manoeuvre aussi simple que décisive , etdont il paraît n’avoir pas senti tous les avan-tages.
On désirerait également connaître les motifsqui portèrent le Maréchal français à ne pas met-tre en action plus d’artillerie sur le plateau, età différer si long-teûips d’engager la division Tau-pin, et les raisons qui l’empêchèrent, lorsqu’ellefut rompue, de se servir de la cavalerie du
42*