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Tome second. Deuxième partie.
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CHAPITRE XXXII.

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bornant à rendre toutes les places de Hollande ,d’Allemagne, d’Italie et d’Espagne , on ne pouvaitpas conserver, du moins jusqu’à la conclusionde la paix définitive, les boulevards qui défen-daient les frontières naturelles du Royaume , etgarderune attitude imposante dans des négocia-tions où la Puissance désarnlée perd toute pré-pondérance ? Sans doute les plénipotentiairesfrançais , guidés par un diplomate très-exercédans les négociations avec les Puissances intéres-sées , ne négligèrent rien pour obtenir de meil-leures conditions ; mais ils étaient peu avantageu-sement placés pour agiter, et ne purent rienobtenir. D’après l’état actuel des affaires, onestima que la délivrance de 4° départemens,écrasés par les contributions en argent et en na-ture , valait bien la cession de 53 places fortes ,de 12 mille bouches à feu et d’un matériel sujetsà litige, même dans les suppositions les plus fa-vorables à la France .

En exécution de cette convention, le prince Evacuationde Schwarzenberg ayant déposé le titre de Géné- parralissime , les grandes armées alliées furent dis-soutes , et chaque nation se disposa à quitter laFrance , ^es corps autrichiens de la grande arméese mirent immédiatement en marche en troiscolonnes pour retourner dans leurs foyers; maisceux de l’armée du sud ne se retirèrent qu’aucommencement de juin; les Russes se dirigèrent