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Tome second. Deuxième partie.
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CHAPITRE XXXII. 673

quelle fut long-temps chargée de défendre laFrance , et s’acquitta de cette tâche avec gloire ;elle réclamait ses titres et ses honneurs ; et, sila politique ne permettait pas de reprendre auxacquéreurs les biens qu’elle avait perdus , illui semblait juste que l’Etat, auteur et garantdes ventes, en indemnisât les anciens posses-seurs. A la tête de la noblesse , l’ancienne Course partageait déjà les charges de la maison duRoi, avec toutes leurs prérogatives , et procla-mait la doctrine du bon plaisir , source des fa-veurs du Prince, si nécessaire à l’éclat, ausoutien même des grandes familles. Tous lesseigneurs qui avaient environné le Roi et lecomte d’Artois dans leur jeunesse, sûrs del’affection de l’un et de l’autre,' espéraient ra-mener le bon temps où un Prince jeune , ai-mable,-au milieu d’une Cour polie et folâtre,mêlait aux amusemens d’un âge heureux , lescombinaisons de la politique, et lançait tour-à-tour des traits malins contre les abus et l’éco-nomie.

Les Parlementaires , celte noblesse de robeque dédaignait autrefois la noblesse d’épée , con-servaient , après trente ans , la nuance d’opi-nions qui les divisaient d’avec la Cour. Ils admet-taient bien la plénitude du pouvoir royal, maisavec la restriction des remontrances; et sansrecourir aux Etats-généraux , ils trouvaient que

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