CHAPITRE XXXII.
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nelle. Ils craignaient qu’en rappelant des tempsoù l’autorité résidait entièrement dans la per-sonne du Roi, les rédacteurs de la Char té n’eus-sent eu la pensée de ménager à ses successeursle droit de la révoquer; mais il suffit pour les ras-surer de leur faire remarquer que le préambulerappelait aussi les institutions qui dans les tempsantérieurs ou postérieurs, modéraient dans l’in-térêt du trône et des peuples l’autorité desRois . ’’
Enfin, le 16 juin, les troupes de ligne firentleur entrée à Paris et relevèrent tous les postesde la Garde parisienne, qui les reçut avecenthousiasme. Une députation leur exprima lajoie et les sentimens qu’inspirait leur présenceà tous les bons Français , « dans ces mêmesR murs qu’ils ont eu la douleur de voir quel-« que temps au pouvoir de l’étranger. » Plu-sieurs jours se passèrent en fêtes et en banquets,et un ordre du jour peignit ainsi l’union de laGarde nationale et des troupes : « Ce sont égale-» ment des Français sous les armes ; il n’est point» de garde national qui n’ait servi lui-même ou» qui ne compte dans l’année un fils, un frère ,» un parent, un ami ; il n’est pas d’officier ni de» soldat quine trouve dans la Garde nationale sa» famille. »
Ainsi finit la campagne de 1814 , aussi mémo-rable par le nombre et la variété des événemens
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