6gO CAMPAGNE DE l8l4, CHAPITRE XXXII.
militaires que par le dénouement de la révolutionpolitique qui les suivit. Elle offre dans son ensem-ble un exemple de l’eflet et de la juste punitiondu despotisme, et jamais cependant Napoléon nedéveloppa plus d’art dans l’emploi des moyensqu’il avait sous la main ; mais que pouvaient lesressources stratégiques contre la volonté de laFrance , la force même des choses, le concoursde toutes les Puissances? Sans doute, il en eût étébien autrement de cette invasion formidable s’ilavait trouvé de l’appui dans la Nation, et si satyrannie eu lui aliénant tous les coeurs, n’eûtétouffé le patriotisme. En effet, ce n’est que chezles peuples libres qu’il enfante des prodiges etsauve l’Etat des grands périls. Ainsi les arméesinnombrables de Xerxès furent vaincues et dissi-pées par une poignée de Grecs; ainsi la Liguehelvétique confondit tous les efforts de l’Autriche ,et la Hollande secoua le joug des Espagnols; ainsiles Français armés pour leur indépendance, re-poussèrent en 1794 les armées coalisées quiavaient déjà entamé leur territoire, et allèrentplanter leurs enseignes victorieuses sur les bordsdu Rhin .
F I N.