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de distance entre eux que les intervalles deleur ordonnance ordinaire.
Rocroi , Nordlingen , Sens, Retel etles Dunes présentent un pareil ordre. Ony voit les armées des deux partis , avecces deux lignes bien alignées , com-mencer à se canonner, se charger mutuel-lement avec leurs ailes de cavalerie : tandisque l’infanterie, qui commençait déjà àdécider les affaires , marche au centre :la plus brave , la mieux ordonnée fait plierl’autre , et souvent, à l’aide d’une des ailesvictorieuses,finit par la rompre. La cavaleriealors cueillait les fruits de la journée enpoursuivant les vaincus.
De - là* cet adage si connu dans l’artmilitaire : L’artillerie commence les ba-tailles , l’infanterie les décide , et la cava-lerie les achève.
Mais j’y invoquerais en vain l’influencedes troupes légères. Que pouvaient impor-ter quelques mousquetaires mis en avantde ces lignes pleines et prêtes à s’aborder ?Quel feu pouvaient-ils faire dans si peu