Leurs dé-fauts.
( 94 )
ou à Maurice dans un terrain serré etcouvert où l’ennemi n’avait que certainsdébouchés , devint funeste à la plupart deleurs imitateurs.
Des armées de i 5 à 20 mille hommesassiégeant des villes considérables , pou-vaient-elles garnir suffisamment des lignesde circonvallation dont le développementétait nécessairement d’une étendue dispro-portionnée ?
Ainsi Turenne força les lignes de cir-convallation des Espagnols à Arras .
Ainsi le prince de Condé eut sa revanchecontre celles de Turenne à Valenciennes :mais ce grand capitaine ne s’y laissa plusreprendre ; il quitta sa ligne autour deDunkerque , et fut présenter la batailledes Dunes à l’armée espagnole qui venaitpour faire lever le siège.
Le duc d’Orléans avait bien le sentimentde la faiblesse de ces lignes de circonval-lation , lorsqu’il voulait sortir de celles deTurin pour aller présenter la bataille auprince Eugène qui venait au secours de