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cette ville : et si Marsin ne lui eût pasopposé, pour y rester, la dictature secrètedont l’avait investi Louis XIV, la France n’aurait pas eu à gémir d’une des défaitesles plus désastreuses qu’elle ait essuyées.
J’aurais l’air, en m’étendant trop surla guerre de ce siècle , de m’écarter demon sujet, puisque les opérations deman-daient si peu de troupes légères , et quel’on ne connaissait point précisément decorps d’infanterie de cette arme.
Les armées de Louis XIV s’accrurentavec sa prospérité; il les porta à un pointdisproportionné. Les puissances de l’EuropeLimitèrent, et l’on vit les généraux écraséssous le poids de ces grandes armées.
Turenne ne voulait que de petites ar-mées; aussi c’est lorsqu’il en commandade moins nombreuses qu’il fit les plusgrandes choses. C’est avec une armée de20 mille hommes qu’il fit cette belle cam-pagne d’Alsace , où, après avoir battu lesuns après les autres , Caprara , le princede Lorraine , et Bournonville, général des
Belle opé-ration deT urenneavec unepetiie ar-mée.
1674.