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l’habitude de ce service, ils n’osaientguère faire davantage que battre l’estrade,et se croyaient aventurés dès qu’ils avaientperdu de vue les lignes du camp.
Quelques compagnies de partisans, dontles services se bornaient à quelques coupsde main obscurs et de peu d’influencesur les grandes opérations , parurent à lavérité sur la fin de cette guerre ; mais onne connaissait pas l’art de s’éclairer et detenir des avant-postes. On en avait si peul’idée , que le prince Eugène forma leprojet de surprendre l’armée du duc deVendôme, dans la campagne de Luzaraen Italie , pendant qu’elle serait occupéeà dresser ses tentes , et que le soldatserait dispersé pour aller à la paille, encachant la sienne derrière la diguedu Zéro parallèle à l’emplacement ducamp que les Français devaient venirprendre. En effet, l’armée française envenant s’établir dans son camp, fut si maléclairée sur son front même , que sans lacuriosité d’un aide-major de régiment,qui, en allant placer sa grande garde ,
Bataille deLuzara : 1 5août 1702.