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s’avisa de monter sur la digue, derrièrelaquelle il trouva toute l’infanterie autri-chienne ventre à terre, M. de Vendôme n’aurait pas eu le temps de faire prendreles armes, (i)
Villars. Les malheurs de Louis XIV eurent cepen-dant un terme. Villars , ce parfait modèledu caractère français , célèbre déjà par lesvictoires de Fridlingen , d’Hochstet (2),
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(1) M. de Vendôme , obligé de ranger sestroupes en bataille sur le front de bandière ,séparé de sa seconde ligne par les tentes dela première, ne repoussa le prince Eugènequ’avec beaucoup de peine et après un combattrès-sanglant. Cette journée fut appelée labataille de Luzara, du nom d’une petite villevoisine que M. de Vendôme voulait occuper,et qu’il occupa effectivement après l’affaire.
Le Te Deum fut chanté néanmoins desdeux côtés.
(2) Villars avait remporté une victoire àHochstet en 1706 ; mais n’ayant pu plaire àl’Electeur de Bavière , il fut remplacé par lecomte de Marsin , acteur de la malheureusebataille d’Hochstet que nous venons de rapporter,et qui eut lieu l’année suivante.