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Le prince de Brunswick cependant, pro-fitant de l’incertitude des chefs de l’arméefrançaise , s’était porté sur sa gauche etson centre, qui, composé de cavalerie, neput résister à l’infanterie anglaise ; la dé-route commença et ne put être arrêtée.
Le désordre et la confusion présidèrentà cette retraite , qui aurait été encoreplus désastreuse, si M. de Broglio ne l’eûtcouverte avec son avant-garde.
La paix glorieuse à laquelle le Roi dePrusse força, ses ennemis, fit des Prus-siens les héros du jour ; ils devinrent à lamode , et de la haine on passa à l’enthou-siasme.
Ceux qui n’avaient pu comprendre niimiter leur tactique sur les champs debataille , devinrent les serviles imitateursde la mécanique de leurs manœuvres : onfit dès-lors l’exercice à la prussienne : onvoulut même habiller et discipliner lesFrançais comme ces troupes ; mais l’habitcourt et les coups de bâton de M. deSt-Germain , firent déserter le soldat