( 144 )
Français , qu’il faut mener par l’amour-propre et l’honneur, et non par les châti-mens.
Le Roi de Prusse , proclamé le plusgrand maître de l’art militaire, fut dès-lors invoqué , cité et commenté par tousles écrivains militaires : peu cependant yont bien réussi ; j’en excepterai M. Guibert,dont les Essais de tactique sont vraimentune fort bonne théorie. Il serait à sou-haiter qu’un si bon écrivain militaireeût fait avec nous cette guerre de la révo-lution , où des hommes nouveaux, débutantavec des armées nouvelles par la pratique,avant de connaître la théorie , s’écartèrentdes routes usitées pour s’en frayer denouvelles , et amenèrent dans l’art mili-taire une révolution aussi grande que cellede leur pays.
La France , pendant la guerre de sept ans,avait eu force troupes légères : c’étaientdes corps de troupes à pied et à cheval,plus ou moins nombreux, que la Courpermettait de lever à des officiers déjà
distingués ;