Bataille deMillisimo
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ennemi avant qu’il ait eu le temps de con-naître le nombre , le dessein ou l’ordon-nance ^les troupes qu’il a à combattre.
Dès - lors, la ligne que les Austro-Sardes tenaient de la Bochetta à la valléeet Dego : 26 d’Oneille, est d’abord menacée sur toutegerminal, cette étendue : des attaques réelles et for-midables la percent à la bataille deMillisimo ; et la victoire de Dego, en ren-voyant les Autrichiens sur Tortone , lessépare tout-à-fait des Piémontais , queni le Tanaro , ni la Stura, ni les campsretranchés qu’ils ont élevés derrière cesrivières, ni les places de Chirasco et deMondovi ne peuvent plus rassurer.
Ainsi Bonaparte , établi sur tout leverso des Apennins dans le cœur duPiémont , maître du Tanaro et de laArmistice Bormida , posté entre ces deux armées,aveclaCour force celle des Piémontais à se réfugieren alarme sur Turin , dont le Monarquese trouve trop heureux de céder les placesque le Général français lui désigne , pours’assurer quelques instans de repos, et letemps de négocier une paix séparée.