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d’Alexandrie , tandis que la division Loisonqui avait d’abord paru faire l’avant-gardeen marchant sur Mantoue , garantissait lesderrières de l’armée et faisait l’arrière-garde.
Ces mouvemens peuvent paraître simpleset faciles; ils ont effectivement ce caractère,qui est celui de tout ce qui est beau :mais la marche d’un général ordinaire,quoique instruit, eût été bien différente ,s’il eût suivi sur-tout l’allure des ligneset des positions. D’abord, il eût attenduà Ivrée que toutes ses divisions eussentdébouché pour les mettre en ligne , cequi eût demandé beaucoup de temps. Etcomme son but était d’aller à Milan , poury opérer la jonction avec les divisions queMoncey amenait de la Suisse par le St-Gothard , il eût marché méthodiquement,sa droite au Pô , sa gauche à la racinedes Alpes, d’abord derrière la Sesia ,ensuite sur le Tesin , de-là à Milan , etenfin partie sur l’Adda , partie sur le Pô ,derrière lesquels son armée étendue dansl’ordre de bataille , eût attendu l’arrivée des