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divisions de Moncey , pour pouvoir seporter ensuite au secours de Gênes .
On voit quelle perte de temps cette inva-sion méthodique eût occasionnée , et quelavantage elle eût donné au général autri-chien pour connaître bientôt le nombre ,la force et le but de l’armée.
Eût-il voulu irrégulariser la marche deses colonnes ? il eût peut-être plus mal fait.Que T on ne s’y trompe pas : il faut, pourcombiner la marche et le jeu de ces co-lonnes qui semblent agir en tout sens, etqui cependant doivent tendre au mêmebut, une profondeur et une étendue decalcul dont toutes les têtes ne sont pascapables; et l’on pourrait souvent, en voulantéviter la routine, tomber dans la confusion.
Qu’en conclure ? L’expérience , l’étudede la guerre font les généraux de division;le génie seul fait les généraux en chef.
Depuis le passage du Pô, on avait apprisque le général Massena, après avoir épuiséses derniers moyens de subsistance , avaitété forcé de rendre Gênes , mais non de
capituler,