3 CONSIDÉRATIONS
quand elles se rattachoient de quelque manièreau développement des idées; et qu’après unelutte et des malheurs plus ou moins prolongés,le triomphe des lumières a toujours été favo-rable à la grandeur et à l’amélioration de l’es-pèce humaine.
Mon ambition seroit de parler du tempsdans lequel nous avons vécu, comme s’il étoitdéjà loin de nous. Les hommes éclaii’és, quisont toujours contemporains des siècles futurspar leurs pensées, jugeront si j’ai su m’éleverà la hauteur d’impartialité que je voulois at-teindre.
Je me bornerai, dans ce chapitre, à des con-sidérations générales sur la marche politiquede la civilisation européenne, mais seulementpar rapport à la révolution de France : carc’est à ce sujet, déjà bien vaste, que cet ou-vrage est consacré.
Les deux peuples anciens dont la littératureet l’histoire composent encore aujourd’hui no-tre principale fortune intellectuelle, n’ont diileur étonnante supériorité qu’à la jouissanced’une patrie libre. Mais l’esclavage existaitchez eux • et, par conséquent, les droits et lesmotifs d’émulation, qui doivent être communsà tous les hommes , étoient le partage exclusif