SUR IA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 3 7dans l’hiver de i8i 4> est généralement recon-nue pour très-belle, et ceux même des Fran-çois qu’il a voit.proscrits pour toujours, ne pou-voient s’empêcher de souhaiter qu’il parvînt àsauver l’indépendance de leur pays. Quellecombinaison funeste, et dont l’histoire ne pré-sente point d’exemple! Un despote défendoitalors la cause de la liberté, en essayant de re-pousser les étrangers que son ambition avoitattirés sur le sol de la France ! Il ne méritoitpas du ciel l’honneur de réparer le mal qu’ilavoit fait. La nation françoise demeura neutredans le grand débat qui décidoit de son sort ;cette nation si vive , si véhémente jadis, étoitréduite en poussière par quinze ans de tyran-nie. Ceux qui connoissoient le pays, savoientbien qu’il restoit de la vie au fond de ces âmesparalysées, et de l’union au milieu de l’appa-rente diversité que le mécontentement faisoitnaître. Mais on eût dit que, pendant son rè-gne , Bonaparte avoit couvert les yeux de laFrance , comme ceux d’un faucon qu’on tientdans les ténèbres jusqu’à ce qu’on le lâchesur sa proie. On ne savoit où étoit la patrie,on ne vouloit plus ni de Bonaparte ni d’aucundes gouvernemens dont on prononçoit le nom.Les ménagemens même des puissances euro-
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