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Tome troisième.
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38 CONSIDÉRATIONS

péennes empéchoient presque de voir en ellesdes ennemis, sans qu’il fût possible cependantde les accueillir comme des alliés. La France dans cet état subit le joug des étrangers, pourne s’ètre pas affranchie elle-même de celui deBonaparte : à quels maux n’auroit-elle pas échap-pé, si, comme aux premiers jours de la révo-lution , elle eût conservé dans son cœur la saintehorreur du despotisme !

Alexandre entra dans Paris presque seul,sans gardes , sans aucunes précautions ; le peu-ple lui sut gré de cette généreuse confiance, lafoule se pressoit autour de son cheval, et lesFrançois, si long-temps victorieux, ne se sen-toient pas encore humiliés dans les premiersmomens de leur défaite. Tous les partis espé-roient un libérateur dans l’empereur de Rus-sie , et certainement il en portoit le désir dansson âme. Il descendit chez M. de Talleyrand qui, ayant conservé dans toutes les phases dela révolution la réputation d’un homme debeaucoup d’esprit, pouvoit lui donner des ren-seignemens certains sur toutes choses. Mais,comme nous l’avons dit plus haut, M. de Tal-leyrand considère la politique comme une ma-nœuvre selon le vent, et les opinions fixes nesont nullement à son usage. Cela s’appelle de