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Tome troisième.
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108 CONSIDÉRATIONS

promis la restauration, et laissoit le roi sansforce réelle au milieu de la France . Examinonsd’abord la conduite que le gouvernement de-voit tenir envers chaque parti; et concluonsen rappelant les principes, d’après lesquels alfalloit diriger les affaires et choisir les hommes.

L’ai’mée étoit, dit-on, difficile à ramener.Sans doute, si l’on vouloit garder encore unearmée propre à conquérir l’Europe et à établirle despotisme dans l’intérieur, cette armée de-voit préférer Bonaparte comme chef militaireaux princes de la maison de Bourbon ; lien nepouvoit changer cette disposition. Mais si,tout en payant exactement les appointemenset les pensions des guerriers qui ont donnétant d’éclat au nom françois, on eût fait con-noître à l’armée qu’on n’avoit ni peur, ni be-soin d’elle, puisqu’on étoit décidé à prendrepour guide une politique purement libérale etpacifique ; si, loin d’insinuer tout bas aux offi-ciers, qu’on leur saui’oit bien bon gré d’ap-puyer les empiétemens de l’autorité, on leuravoit dit que le gouvernement constitutionnel,ayant le peuple pour lui, vouloit tendre à di-minuer les troupes de ligne, à transformer lessoldats en citoyens, et à changer l’activitéguerrière en émulation civile : les officiers pen-