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Tome troisième.
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i,4 CONSIDÉRATIONS

libérantes; et, s’en tenant à leur ancienne con-noissance des premiers événemens de la révolu-tion , c’est contre la liberté de la tribune qu’ilsdirigeoient tous leurs efforts. Ils ne s’aperee-voient pas que dans un état qui s’est enivré del’esprit militaire, la tribune est une garantie aulieu d’être un danger, puisqu’elle relève la puis-sance civile.

Pour augmenter autant qu’on le pouvoitl’influence de la chambre des pairs , l’on ne de-voit point s’astreindre à conserver tous les an-ciens sénateurs, s’ils n’avoient pas des droitsà cet honneur par leur mérite personnel. Lapairie devoit être héréditaire et composée sa-gement. des anciennes familles de France quilui donnoient de la dignité, et des hommesqui s’étoient acquis un nom honorable dans lacarrière militaire ou civile. Les nouveaux au-roient tiré du lustre des anciens, et les anciensdes nouveaux; c’est ainsi qu’on auroit mar-ché vers cette fusion constitutionnelle des clas-ses, sans laquelle il n’y a jamais que de l’ar-rogance d’une part, et de la subalternité del’autre.

Il importoit aussi de ne point condamner lachambre des pairs à délibérer en secret : c’é-toit lui ôter le plus sur moyen d’acquérir de