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Tome troisième.
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SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. n5l’ascendant sur les esprits. La chambre des dé-putés, qui n’avoit cependant aucun titre vrai-ment populaire, puisqu’elle n’étoit point élue di-rectement , exerçoit plus de pouvoir sur l’opi-nion que la chambre des pairs , par cela seulqu’on connoissoit et qu’on entendoit ses ora-teurs.

Enfin les François veulent le renom et Jebonheur attachés à la constitution angloise,et cet essai vaut bien la peine d’être tenté ; maisle système étant admis, il importe d’y confor-mer les discours, les institutions et les usages.Car il en est de la liberté comme de la reli-gion ; toute hypocrisie dans une belle choserévolte plus que son abjuration complète. Au-cune adresse ne devoit être reçue, aucune pro-clamation nedevoit être faite, qui ne rappelâtformellement le respect pour la constitutionaussi-bien que pour le trône. La superstitionde la royauté, comme toutes les autres, éloigneceux que la simplicité du vrai auroit captivés.

L’éducation publique, non celle par les or-dres religieux, à laquelle on ne peut revenir,mais une éducation libérale, l’établissementd’écoles d’enseignement mutuel dans tous lesdépartemens, les universités, l’école polytech-nique , tout ce qui pouvoit rendre à la France