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Tome troisième.
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u6 CONSIDÉRATIONS

1 éclat des lumières, devoit être encouragé sousle gouvernement d’un prinee aussi éclairé queLouis XVIII . C’étoit ainsi qu’on pouvoit détour-ner les esprits de l’enthousiasme militaire , etcompenser à la nation la perte de cette fatalegloire qui fait tant de mal, soit qu’on l’obtienne,soit qu’on la perde.

Aucun acte arbitraire, et nous insisteronsavec bonheur sur ce fait, aucun acte arbitrairen’a été commis pendant la première année dela restauration. Mais l’existence de la policeformant un ministère comme sous Bonaparte,étoit en désaccord avec la justice et la douceurdu gouvernement royal. La principale fonctionde cette police étoit, comme nous l’avons dit,la censure des journaux, et leur esprit étoitdétestable. En supposant que cette surveillancefût nécessaire, au moins falloit-il choisir les cen-seurs parmi les députés et les pairs; mais c’étoitvioler tous les principes du gouvernement re-présentatif que de remettre aux ministres eux-mêmes la direction de l’opinion qui doit les ju-ger et les éclairer. Si la liberté de la presse avoitexisté en France , j’ose affirmer que Bonapartene seroit pas revenu ; on auroit signalé le dan-ger de son retour de manière à dissiper les illu-sions opiniâtres, et la vérité auroit servi de