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Tome troisième.
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SUR Là RÉVOLUTION FRANÇOISE. i3gqui pùt accabler les amis de la liberté , c’étoitqu’un despote se mît dans leurs rangs, se pla-çât , pour ainsi dire, à leur tête, et que les en-rnemis de toute idée libérale eussent un pré-texte pour confondre les violences populaires,avec les maux du despotisme, et de faire ainsipasser la tyrannie sur le compte de la liberté mê-me. Il est résulté de cette fatale combinaison,que les François ont été haïs par les souverainspour avoir voulu être libres , et par les nationspour n’avoir pas su l’être. Sans doute il a fallude grandes fautes pour amener un. tel résultat ;mais les injures que ces fautes ont provoquéesplongeraient toutes les idées dans la confusion,si l’on n’essayoit pas de montrer que les Fran-çois , comme tout autre peuple ont été victimesdes circonstances qu’amènent les grands boule-versemens dans l’ordre social.

Si l’on veut toutefois blâmer, n’y auroit-ildonc rien à dire sur ces royalistes qui se sontlaissé enlever le roi sans qu’une amorce ait étébrûlée pour le défendre ? Certes, ils doivent serallier aux institutions nouvelles, puisqu’il estsi manifeste qu’il ne reste plus rien à l’aristocra-tie de son ancienne énergie. Ce n’est pas assuré-ment que les gentilshommes ne soient commetous les François de la plus brillante bravoure,