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Tome troisième.
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chambre des pairs. L’imitation de la constitu-tion angloise, si souvent recommandée , avoitenfin saisi les esprits françois, et, comme tou-jours , ils ont porté cette idée à l’extrême ; carune pairie ne peut pas plus se créer du soir aulendemain qu’une dynastie ; il faut, pour unehérédité dans l’avenir, une he're'dité pre'cédente.Vous pouvez sans doute, je le répète, associer desnoms nouveaux aux noms anciens, mais il fautque la couleur du passé se fonde avec le présent.Or, que signifioit cette antichambre des pairs,dans laquelle se plaçoient tous les courtisans deBonaparte? Il y en avoit parmi eux de fort es-timables ; mais on en pouvoit citer dont lesfils auroient demandé qu’on leur épargnât lenom de leur père, au lieu de leur en assurer lacontinuité. Quel élément pour fonder l’aristo-cratie d’un état libre, celle qui doit mériter leségards du monarque aussi-bien que du peuple !Un roi, fait pour être respecté volontairement,trouve sa sécurité dans la liberté nationale ;mais un chef redouté, qu’une moitié de la na-tion repousse, et que l’autre n’appelle que pouren obtenir des victoires, pourquoi cherclioit-ilun genre d’estime qu’il ne pouvoit jamais obte-nir ? Bonaparte, au milieu de toutes les entra-ves qu’on lui a imposées, n’a pu montrer le gé-