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Tome troisième.
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sur la révolution Françoise. , 9 s

Bonaparte , comme toutes les nations continen-tales , s’ils n’avoient pas été protégés par lamer. Cette opinion ne peut être réfutée parl’expérience : mais, je n’en doute point, si parun coup du Léviathan la Grande-Bretagne sefut trouvée réunie au continent européen , sansdoute elle eût plus souffert, sans doute ses ri-chesses seraient diminuées, mais l’esprit publicd’une nation libre est tel, que jamais elle n’eûtsubi le joug des étrangers.

Lorsque je débarquai en Angleterre, au moisde juin i8i5, on venoit d’apprendre l’armis-tice conclu entre les puissances alliées et Napo-léon. Il étoit à Dresde , et maître encore alorsde se réduire au misérable sort d’empereur de laFrance jusqu’au Rhin , et de roi d’Italie . L'An-gleterre probablement n’auroit point souscrit àce traité, sa position étoit donc loin d’êtrefavorable. Une longue guerre la menaçoit denouveau; ses finances paroissoient épuisées,à juger du moins de ses ressources d’aprèscelles de tout autre pays de la terre. Un papier,tenant lieu de monnoie, étoit tombé d’un quartsur le continent ; et si ce papier n’eût pas étésoutenu par l’esprit patriotique de la nation,il eût entraîné le bouleversement des affairespubliques et particulières. Les journaux de