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Tome troisième.
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200 CONSIDÉRATIONS

par les Anglois eux-mêmes. Cette bonne foiparfaite , le sublime du calcul, est la base desfinances d’Angleterre , et la confiance dansla durég de cette bonne foi tient aux institu-tions politiques. Le changement des ministres,quels qu’ils soient, ne peut porter aucune at-teinte au crédit, puisque la représentation na-tionale et la publicité rendent toute dissimula-tion impossible. Les capitalistes qui prêtantleur argent, sont les hommes du monde qu’ilest le plus difficile de tromper.

Il existe encore de vieilles lois en Angleterrequi mettent quelques entraves aux diverses en-treprises de l’industrie dans l’intérieur ; maison les abolit par degré, et d’autres sont tom-bées en désuétude. Aussi chacun se crée-t-il desressources, et nul homme doué de quelque ac-tivité ne peut-il être en Angleterre , sanstrouver le moyen de s’enrichir en contribuantau bien de l’état. Le gouvernement ne se mêlejamais de ce que les particuliers peuvent faireaussi bien que lui : le respect pour la libertéindividuelle s’étend à l’exercice des facultés dechacun, et la nation est si jalouse de s’admi-nistrer elle-même, quand cela se peut, qu’àbeaucoup d’égards on manque à Londres de lapolice nécessaire à l’agrément de la ville, parce