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Tome troisième.
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SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 227

caractère et d’un nom très-respectables, sebrûler la cervelle parce qu’il se reprochoit d’a-voir accepté une place indépendamment de sonparti. Jamais on n’entend la même boucheproférer deux opinions opposées ; et cependantil ne s’agit dans l’état actuel des choses en An-gleterre que de nuances et non de couleurs.Les Tory s, a-t-on dit, approuvent la liberté etaiment la monarchie , tandis que les Whigsapprouvent la monarchie et aiment la liberté ;mais entre ces deux partis il ne sauroit êtrequestion de la république ou de la royauté,de la dynastie ancienne ou nouvelle, de laliberté ou de la servitude, enfin des extrêmeset des contrastes qu’on a vu professer par lesmêmes hommes en France , comme si l’ondevoit dire du pouvoir ainsi que de l’amour ,que l’objet n’importe pas, pourvu que l’on soittoujours fidèle au sentiment, c’est-à-dire, audévouement à la puissance.

Des dispositions bien contraires se font ad-mirer en Angleterre. Depuis près de cinquanteans les membres de l’opposition n’ont pas oc-cupé plus de trois ou quatre années les placesdu ministère ; cependant la fidélité de parti n’apoint été ébranlée parmi eux ; et dernièrementencore, pendant que j’étois en Angleterre ,