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Tome troisième.
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aa8 CONSIDÉRATIONS

j’ai vu des hommes de loi refuser des places desept à huit mille livres sterling, qui ne tenoientpas même d’une façon immédiate à la politi-que , seulement parce qu’ils avoient des liensd’opinion avec les amis de Fox. Si quel-qu’un refusoit chez nous une place de huitmille louis d’appointemens, en vérité , sa fa-mille se croiroit en droit de le faire interdirejuridiquement.

L’existence d’un parti ministériel et d’unparti de l’opposition, quoiqu’elle ne puisse pasêtre prescrite par la loi, est un appui essentielde la liberté , fondé sur la nature des choses.Dans tout pays où vous verrez une assembléed’hommes constamment d’accord, soyez sûrqu’il y a despotisme , ou que le despotisme serale résultat de l’unanimité , s’il n’en est pas lacause. Or, comme le pouvoir et les grâces dontil dispose ont de l’attrait pour les hommes,la liberté ne sauroit exister qu’avec cette fidélitéde parti qui met, pour ainsi dire, une disci-pline d’honneur dans les rangs des députés en-rôlés sous diverses bannières.

Mais si les opinions sont décidées d’avance ,comment la vérité et l’éloquence peuvent-ellesagir sur l’assemblée ? Comment la majorité peut-elle changer, quand les circonstances l’exige-